" La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." (Marcel Proust)
"Mais ne lisez pas, comme les enfants lisent, pour vous amuser, ni comme les ambitieux lisent, pour vous instruire. Non, lisez pour vivre." (Gustave Flaubert)

"C'est un des privilèges prodigieux de l'Art que l'horrible, artistement exprimé, devienne beauté et que la douleur rythmée et cadencée remplisse l'esprit d'une joie calme." (Charles Baudelaire)

samedi 18 octobre 2014

Ada ou l'Ardeur, Vladimir Nabokov

Ma note : 9,5/10.

Voici la quatrième de couverture :

Le château d'Ardis - les Ardeurs et les Arbres d'Ardis - voilà le leitmotiv qui revient en vagues perlées dans Ada, vaste et délicieuse chronique, dont la plus grande partie a pour décor une Amérique à la clarté de rêve - car nos souvenirs d'enfance ne sont-ils pas comparables aux caravelles voguant vers la Vinelande, qu'encerclent indolemment les blancs oiseaux des rêves ? Le protagoniste, héritier de l'une de nos plus illustres et plus opulentes familles, est le Dr Van Veen, fils du baron «Démon» Veen, mémorable personnalité de Reno et de Manhattan. La fin d'une époque extraordinaire coïncide avec la non moins extraordinaire enfance de Van. Il n'est rien dans la littérature mondiale, sauf peut-être les réminiscences du comte Tolstoï, qui puisse le disputer en allégresse pure, innocence arcadienne, avec les chapitres de ce livre qui traitent d'«Ardis». 

« Ada est probablement l’œuvre pour laquelle j'aimerais qu'on se souvienne de moi.» (Vladimir Nabokov)

Ce qui frappe tout de suite dans Ada, le premier livre de Nabokov que je découvre, c'est le talent évident d'écrivain de son auteur. Passé les premières pages qui peuvent sembler de prime abord obscures (j'ai d'ailleurs tenté de lire Ada il y a un peu plus d'un an et j'en avais abandonné la lecture passé une vingtaine de pages), le récit prend réellement son envol lorsque la narration bifurque résolument sur Van Veen, dont nous apprenons qu'il est l'auteur de ce récit alors qu'il est nonagénaire. A partir de ce point, on ne relâche que difficilement le livre, tant la plume de Nabokov est un véritable régal pour nous lecteurs, et nous arrivons dès lors sans ambages et rapidement jusqu'à sa conclusion.
Nabokov avait une vision radicale de la littérature. Pour lui, la littérature doit avoir pour seul objet d'être bien écrite, de procurer au lecteur un pur plaisir esthétique, et non d'exposer les pensées, les idées de son auteur dans un but d'instruction. C'est la raison pour laquelle, entre autres, il admirait Kafka et Tolstoï pour l'importance qu'ils attachaient au style et à la structure de leur prose, mais méprisait à l'inverse la plume chaotique de Dostoïevski.
Ainsi dans Ada, Nabokov nous démontre tout son talent esthétique d'écrivain. Sa plume est l'une des plus agréables qu'il m'ait été donné de lire à ce jour. Les descriptions abondent sans jamais handicaper, alourdir un récit (un reproche que l'on fait souvent à Balzac) qui demeure remarquablement fluide. 
" Par toutes les fibres de son être, bouillant d'une ardeur prête à déborder Van éprouvait, avec délices, la pression de ce jeune corps qui répondait à chaque cahot du chemin en s'entrouvrant en deux tendres moitiés et en écrasant de son poids le gonflement d'une envie que Van croyait devoir contenir, de crainte que le suintement accidentel d'une sève assouvie n'alertât l'innocence perplexe. Pourtant, il se serait abandonné, dissous en licence bestiale, si la gouvernante n'eût sauvé la situation en s'adressant à lui. Le pauvre Van transborda sur son genou droit le postérieur de la fillette et, par cette manœuvre, émoussa tant soit peu ce que dans le jargon de la Chambre de Tortures on appelait "l'angle d'agonie"."(p.126)

Ada ou l'Ardeur est le récit, ou les mémoires plus exactement, d'un Van vieillissant qui se replonge dans sa vie passée. L'histoire nous est contée à la troisième personne du singulier, bien que régulièrement, le "je" s'immisce subrepticement, surtout sous la forme d'innombrables notes entre parenthèses rédigées à la première personne par Van ou, plus rarement, par Ada, dont les remarques espiègles offrent un contraste souvent comique par rapport aux souvenirs partagés de leur jeunesse au château d'Ardis. 
" Parlons de hamacs et de miel... Quatre-vingt ans plus tard, il se rappelait encore avec la fraîcheur poignante de la première joie comment il était tombé amoureux d'Ada. La mémoire et l'imagination se rejoignaient sur leur ligne de partage dans le hamac de ses aubes d'adolescent. A quatre-vingt-quatorze ans, il aimait à se retracer son premier été d'amoureux non comme un rêve qu'il n'eût fait que rêver mais comme une récapitulation de la conscience qui l'aidait à vivre pendant les petites heures grises qui séparaient un sommeil fragile du premier comprimé de la journée. Prends la suite, ma chérie, rien qu'un comprimé. Comprimé, rimé, rimaillons, millions. Continue, Ada, tu veux bien ?" (p.106)
Dans cette citation où le Van vieillissant évoque avec nostalgie sa jeunesse passée transparaît plusieurs éléments qui seront confirmés par la suite. C'est d'abord la valeur qu'ont acquis aux yeux de Van, alors qu'il est au crépuscule de sa vie, les souvenirs relatifs à ses deux séjours à Ardis et sa rencontre avec sa cousine (en fait, sœur) Ada. Ces moments seront, on s'en aperçoit plus tard, les plus heureux de toute son existence. Quid de sa brillante carrière de médecin et philosophe qu'il fera pour la majeure partie de sa vie ? Les mots de Van se partagent entre ironie et amertume : "Paradoxalement et inutilement, c'est dans sa "carrière académique", par ses conférences arrogantes et nonchalantes, [...] que, ayant débuté comme une sorte de prodige avant même sa vingtième année, qu'il jouissait [...] "d'honneurs" et d'une "situation" que beaucoup [...] n'atteignaient pas [...]. (p.612). Plus haut, il dit : "Ada, à laquelle, il le savait, il ne pourrait jamais renoncer : c'est à elle qu'il livrerait les restes de son être au premier coup de trompette de la destinée." (p.612).
Van ne reconnaît au seuil de son existence, qu'une véritable source de joie à laquelle il ait pu goûter sur son Antiterra (l'histoire d'Ada se situe dans un monde parallèle au nôtre, où le continent nord-américain a été également colonisé par les russes et baigne de ce fait dans un trilinguisme anglo-franco-russe, dans lequel Nabokov a lui-même été élevé), en dehors de son œuvre philosophique résumée dans un livre intitulé La texture du Temps. Ainsi, c'est logiquement que Van concentre, dans son autobiographie fictive, la majeure partie de l'action dans ses rencontres avec Ada.

Ada débute par un bref condensé de l'histoire familiale (le sous-titre du livre étant Chronique familiale) de Van. C'est d'abord l'énumération monotone des ancêtres de sa famille, expédiée en une poignée de pages et avec un ennui relatif, comme si Van se désintéressait très vite de cette partie du récit. Survient ensuite le récit des parents immédiats de Van. Par le moyen d'un cahier retrouvé dans le grenier d'Ardis, Van retranscrit les notes prises par sa tante Marina avec sa sœur Aqua, lors d'un séjour prolongé dans une villégiature en Suisse (dont on comprendra par déduction l'objet dans la suite du roman).  
Les pérégrinations de "Démon" Veen, le père de Van, alors qu'il était l'amant de Marina avant de devenir le mari d'Aqua nous sont contées sur un ton léger et ironique. L'occasion pour Nabokov de se moquer des amours "passionnées" de l'aristocratie, des duels pour rétablir "l'honneur" du bafoué et éventuellement, l'extinction rapide d'une passion violente mais éphémère. Les retrouvailles, seize ans après, entre les deux anciens amants, confirment la frivolité de l'amour-passion : " Le visage de Marina avait singulièrement perdu de sa finesse. Ni ses traits alourdis, ni sa toilette [...], ni son maquillage mélodramatique où s'étalaient à l'excès l'ocre et le bistre ne rappelaient, même de loin, à celui qui l'avait aimée plus intensément qu'aucune autre femme au cours de sa vie galante, le chic, le charme, la beauté lyrique, de Marina Dourmanov. Et cela lui faisait de la peine, cet effondrement total du passé [...], l'impossibilité logique de rattacher la douteuse réalité du présent à la réalité incontestable du souvenir." (p.332).
Nabokov va même plus loin, avec une ironie jubilatoire, en décrivant Marina (et avec elle, tout un pan de l'aristocratie) comme "par essence, une poupée de cire déguisée en créature humaine, n'éprouvant aucun malaise de cette nature [ndlr: similaire à celui ressenti par Démon à sa vue], dépourvue qu'elle était du don de troisième vue (l'imagination, singularisée et miraculeusement détaillée) [...], sans lequel la mémoire [...] n'est disons-le bien, qu'un cliché ou une feuille volante. Nous ne voudrions pas accabler Marina [...]. Pourtant, nous ne pouvons excuser la grossièreté de son âme." (p.334). Et plus loin, "son visage s'illumina d'une béatitude juvénile et suprêmement indécente. [...] "Pedro revient", s'écria (roucoula, gazouilla) en piétinant de joie Marina à l'adresse de son imperturbable fille." (p.359)
Une grossièreté, une médiocrité que l'on retrouve chez moult personnages : Ida Larivière, la gouvernante d'Ada puis de Lucette, qui s'essaie à la littérature bien que dépourvue du moindre talent ; Greg Ermine, "plus ennuyeux que jamais" (p.589) qui se fait appeler "milord" par sa femme snob ; Cordula de Prey, une maîtresse de Van, décrite comme "un petit être frivole avide de divertissements" (p.423) etc. Et Ada, plus loin, lorsque sa belle-sœur Dorothy lui demande d'être aimable envers "notre chère tante, une charmante demoiselle [...], terriblement grande dame et tout ça" lui réplique sans coup férir "en vérité la grande dame en question est une vulgaire vieille chèvre." (p.669)
 La vie que Van mène, lors de ses séparations d'avec Ada, lui semble d'un prodigieux ennui et indigne du moindre intérêt. Il est sur ce point intéressant de relever que les passages relatifs à Ardis, où Van connaît ses premières amours avec Ada, occupent une place significative dans le roman, puisque la première partie (sur un total de cinq) remplit près de la moitié du roman et s'achève en 1888, alors que le héros n'est âgé que de 18 ans. Par ce biais, Van souligne implicitement que la partie la plus heureuse de sa vie fut sa première rencontre avec Ada, en 1884, puis son deuxième séjour à Ardis, en 1888, dont l'issue sera tragique. La période entre 1905 et 1922 n'aura elle droit qu'à une poignée de pages, tant Van ne conserve aucun souvenir mémorable de cette période qui sera la plus longue séparation entre Ada et lui. Durant cet intervalle, la rédaction de son traité philosophique, la Texture du temps, constituera son seul fait notable, qu'il résumera longuement en début de quatrième partie. Un chapitre inattendu, assez long, et difficile à lire (je ne suis d'ailleurs pas sûr d'en avoir saisi tous les tenants et aboutissants) mais qui apporte une lumière rétrospective, une profondeur supplémentaire aux événements qui nous ont été contés jusqu'alors. 
" Le seul Temps auquel je m'intéresse est le Temps arrêté par moi et dont mon esprit et ma volonté bandés s'occupent attentivement. Aussi serait-il oiseux et mauvais de faire intervenir le temps "qui passe". [...] Je suis persuadé que mon lecteur [...] admettra qu'il n'y a rien de plus splendide que la pensée solitaire. (p.695).
" Temps Pur, Temps Perceptif, Temps Tangible, Temps libre de tout contenu, contexte et commentaire courant - voilà mon temps et mon thème. Tout le reste n'est que symbole numérique ou bien quelque aspect de l'Espace. La texture de l'Espace n'est pas celle du Temps. [...] Mon temps est aussi le Temps Immobile. (p.694)
" Le Passé est donc une accumulation constante d'images. On peut à l'envi l'écouter, le contempler, le goûter et le coupeller, de telle sorte qu'il perde la signification qu'il revêt au sens théorique le plus large, c'est-à-dire une succession ordonnée d'événements liés entre eux. Il se transforme alors en un généreux chaos, d'où le génie du souvenir total [...] peut tirer tout ce qu'il veut : des diamants éparpillés sur le parquet, en 1888 ; une beauté rousse chapeautée de noir, dans un bar parisien, en 1901 ; une unique et humide rose rouge parmi des roses artificielles, en 1883 ; [...]en 1884, une petite fille, qui, les doigts écartés, suce le miel du petit déjeuner engluant ses ongles affreusement rongés." (p.702-3).
Et Van d'entendre, avec une émotion poignante, la voix de celle qu'il aime après tant d'années de séparation: "c'était le timbre de leur passé [...]. Jeune, dorée, la voix pétillait de toutes les caractéristiques mélodieuses qu'il connaissait, ou plutôt, reconnut sur-le-champ dans l'ordre où elles apparurent : cet entrain, ce débordement de plaisir quasi érotique, cette assurance et cette animation - sans compter, ce qui était particulièrement délicieux, le fait que, très innocemment, elle n'avait pas conscience des modulations qui le ravissaient. [...] En ressuscitant le passé et en le reliant au présent, [...], la voix au téléphone constituait la pièce maîtresse de la perception la plus profonde qu'il eût du temps tangible, le scintillant "à présent" qui était la seule réalité de la texture du Temps. (p.715-6)

Dans l'imaginaire collectif, Nabokov possède une réputation sulfureuse qui le dessert quelque peu, en particulier pour Lolita, son roman le plus célèbre. C'est la raison pour laquelle, peut-être, j'ai longtemps repoussé sa découverte. Dans Ada ou l'Ardeur, le sujet de l'inceste, entre un frère et une sœur, peut apparaître choquant, voire repoussant. Dans le texte, les aventures amoureuses et érotiques de Van et d'Ada sont essentiellement relatées sur le ton de l'ironie et de la métaphore, non pas au moyen d'un langage cru et explicite. Ainsi, il est question de "mare de plaisir", "des brûlures de sa délicate embrasure", de "l'appareil complexe, multiple, récalcitrant de sa masculinité, ou aux mots "délicatement, avidement (mon Ada, ces adverbes sont applicables à bien d'autres actions par toi commises...)". Il serait toutefois simpliste de réduire Ada à une banale succession de descriptions grivoises et comiques. Car bien que le désir soit omniprésent et contamine les personnages principaux (Ada évoque "une source de frénésie, une fureur de la chair, une irritation insatiable"), les conséquences en seront dramatiques, en particulier pour Lucette. Mais l'amour qui unit Ada et Van n'est pas l'amour qui unît autrefois Marina et Démon, amour fugitif, éphémère qui n'avait pour fondement qu'un désir physique et dont les années ont eu impitoyablement raison comme en atteste leur rencontre susmentionnée. Non, l'amour entre Van et Ada est un amour durable, bien qu'il soit né dans les affres de la prime adolescence. Les deux personnages sont des êtres résolument cultivés, curieux, raffinés dont l'entente est parfaite et durable, malgré les longues séparations qui ont émaillé leur relation. Se retrouvant dans leur vieillesse, c'est avec une émotion égale à sa jeunesse que Van retrouve "son" Ada lorsqu'il entend sa voix au téléphone en 1922. Et Van de composer, alors que la mort approche, le récit de sa vie et de sa jeunesse à Ardis en compagnie d'une Ada toujours espiègle, dont les nombreuses notes ajoutées au manuscrit de Van sont une source d'humour supplémentaire pour contrebalancer les envolées émotionnelles, les égarements parfois, de son amant volubile, qui revient avec une affection débordante et une émotion difficilement contenue sur les moments les plus heureux qui ont jalonné sa longue existence.

A n'en pas douter, Ada est un très très grand roman, que je ne saurais trop recommander. Une prose sublime, une allégresse envoûtante et ironique qui parcourt les passages délicieux sur Ardis, et une réflexion passionnante sur le temps et la mémoire.

6 commentaires:

  1. Je suis parfaitement d'accord avec ta critique.
    Aussi, je trouve que cette histoire qui aborde un peu l'inceste est moins repoussante que Lolita, lequel je ne lirai probablement pas.
    Merci pour cette critique complète, j'en avais oublié de grandes parties même si je l'ai lu assez récemment, mais je crois bien le relire un jour, plus tôt que tard.

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    1. Je compte lire Lolita très prochainement, bien que mes attentes ne soient guère élevées et le sujet, la pédophilie, peu attrayant voire repoussant comme tu le dis. J'en ferai la critique sur ce blog.
      Merci et à bientôt...

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    2. Quel dommage de condamner un roman avant même de l'avoir lu.
      Le thème principal n'en n'est pas la pédophilie comme tous les non-lecteurs de ce chef d’œuvre le prétendent.
      Si comme vous le pensez, le dessein de Nabokov est uniquement d'aborder ce thème, alors je comprends que vous n'ayez envie de vous y atteler.
      Mais je vous exhorte à lui donner sa chance. La première partie notamment est, selon moi, aussi sublime que cynique.

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    3. Votre réponse s'adresse si j'ai bien compris à Jimmy :)
      Je suis bien d'accord avec vous pour dire que la pédophilie n'est pas le thème principal de Lolita (malgré mes craintes initiales d'avant lecture), que j'ai lu et beaucoup apprécié, mais plutôt la relation ironique, parfois cynique, que Nabokov entretient avec la culture américaine. Et bien sûr, le style de Nabokov y est sublime comme d'habitude.

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    4. Oui tout à fait. Je regrette qu'un lecteur comme semble l'être Jimmy mette à l'index un roman avant de lui avoir laisser sa chance.
      Toutefois, je me permettrais deux remarques qui, celles-ci, s'adressent à vous.
      Vos critiques sont, je trouve, souvent perspicaces.
      Mais je déplore que vos notes n'oscillent qu'entre 7.5/10 et 10/10.
      Elles ne parlent ainsi que très peu.
      Et je trouve aussi dommage qu'aucune adresse mail n'apparaisse pour vous contacter sur votre site.
      Sinon bon boulot je trouve.
      ALban

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    5. Vos remarques sont tout à fait justes, Alban, et je vous en remercie.

      Mon système de notation ne me satisfait pas entièrement et peut sembler aux yeux des lecteurs un peu étriqué et donc peu parlant. De plus, mes notes sont attribuées, pour les auteurs que je lis beaucoup, en fonction des autres œuvres que j’ai lues d’eux et non par rapport aux livres d’autres écrivains. Ainsi, j’en parlais avec Jimmy à propos de L’Institut Benjamenta en disant que mon 8 était surtout attribué car je le trouvais moins bon que Le Brigand ou Les Enfants Tanner. D’autres œuvres ayant également la note 8 sont à mes yeux bien moins bonnes, prenons par exemple Jacques le Fataliste de Diderot ou Le Maître de Ballantrae de Stevenson.
      Mais il est vrai que du moment que j’ai apprécié un livre, j’ai parfois tendance à lui donner mécaniquement un 8… Je m’efforcerai à l’avenir d’avoir une échelle plus large et plus parlante.

      J’ai également créé une adresse mail à laquelle chacun pourra à l’avenir me contacter en privé, en-dessous de mon profil.

      À bientôt.

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